Die Schwierigkeit des Zentaurs beim vom Pferd steigen

The Centaur's Difficulty When Dismounting The Horse

La Difficulté du Centaure à descendre de cheval

Greek piece 5

CR 654. Year 1976

Die schwierigkeit des zentaurs beim vom pferd steigen Jochen Gerz CR 654 1webbis
Die schwierigkeit des zentaurs beim vom pferd steigen Jochen Gerz CR 654 2 web

    L’installation réalisée pour la XXXVIIème Biennale de Venise en 1976, La Difficulté du Centaure à descendre de cheval, est composée de trois éléments : une sculpture qui ne peut être contemplée dans son entier, des tableaux qui ne montrent rien et un manuscrit en “écriture miroir“ (Spiegelschrift), exposé dans des vitrines. […] Cette Linksschreibung que l’artiste pratique, provoque une étrangeté qui rappelle l’acte autant que la mémoire. De l’artiste d’abord, qui, lorsqu’il écrit gauche ne peut pas lire ce qu’il écrit et doit, donc, solliciter la mémoire. Du visiteur, ensuite, qui peut lire, à l’aide de petits miroirs, le texte, certes, mais pas aisément, ni dans son entier. Ce texte, réalisé en amont dans un processus d’écriture à la main gauche, 8 heures par jour pendant 51 jours, garde ainsi la trace de l’authenticité du premier jet. Il constitue une élaboration fleuve des pensées liées à la réalisation de la pièce, mêlant considérations autobiographiques et réflexions plus générales sur la création, sur la situation sociale de l’artiste, sur l’éloignement de l’origine. […] Même, la langue est au centre de cette considération de l’origine, puisque ce manuscrit invente son propre mythe fondateur : "Deux hommes ou deux chevaux se trouvaient là s’écoutant eux-mêmes. Ils en étaient tout absorbés. À cette époque, on ne connaissait pas de mots, donc pas le mot de communication non plus. Chacun était occupé à s’écouter et on ne sait pas s’ils vivaient jusqu’à s’être écoutés jusqu’au bout ou s’ils mouraient avant […]" Ce mythe incarne le désir d’un pur présent qui se reflète aussi dans l’installation. À Venise, la disparition, la distanciation et l’absence qui sont les thèmes récurrents, produisent, à défaut de recourir à un discours établi, un langage propre qui prend forme dans le manuscrit.

    Marion Hohlfeldt 2018

    Categories

    Manuscript (mirror writing)

    Text (mirror writing), pen drawings and painted photographies (photographic opaque) on blue squared Canson paper, 24 sheets, folded in the middle, each 50 x 65 cm, dated and signed on the last page lower right: Prement, 31/3/76 Jochen Gerz

    See the installation of the same title (51) and the edition (787).

    Museum Wiesbaden

    Exhibitions

    Venezia 1976. München 1976. Chur 1978. Graz 1978. Frankfurt 1980. Düsseldorf 1991. Wiesbaden 1997

    Bibliography

    I: Venezia 1976, pp. 70-71. Lubin 1976. München 1976 (zweisprachige Reproduktion des gesamten Textes/ reproduction of the full text in two languages). Chur 1978, p. 30. Hannover 1978, pp. 11, 13-15. Frankfurt 1980. Ludwigshafen 1984, pp. 10-11, 62-63, 70, 80, 100. Saarbrücken 1985, p. 4. Düsseldorf 1991, p. 221. Figeac 1991, pp. 108-109. Montréal 1993, pp. 19-20. Paris 1994 a, pp. 98-99. Paris 1994 b, pp. 99-120. Regensburg 1995 a, p. 236. Wiesbaden 1997, pp. 72-77

    II: Dencker 1976, p. 6. Giroud 1976, p. 5. Raschke 1976, p. 855. Rein 1 1976. Schneider 1976. Kenedy 1977, pp. 36-38, 56. Kipphoff 1978, p. 47. Kradolfer 1978, p. 29. Kramer-Badoni 1980. Drathen 1991, p. 23

    IV: Oferta 1976. Der Lowe 1976, pp. 46, 48. Art Actuel 1977, pp. 92, 136-137. Bulkowski 1977, p. 52. Heisenbuttel 1977, pp. 85-97. Almanach 1978, pp. 5-12. Monsieur Bloom 1979, pp. 102-106

    V: Metken 1977, pp. 134-135. Blümler 1989, pp. 7, 10, 14

    Access general bibliography

    Notes

    (1) See installation (51) for parts of the German and English text

    (2) For the complete transcript of the German original and its English translation see Die Schwierigkeit des Zentaurs beim vom Pferd steigen/The Centaur’s difficulty when dismounting the horse, München: Kunstraum 1976, edited by Hermann Kern (Munich 1976)

    (3) For the French, Lettres autour du centaure, see Jochen Gerz, De l’art, textes depuis 1969, pp. 99-120 (Paris 1994 b)

    My name is Jochen Gerz